C’est fléché ?

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Si j’établis une liste des applications et des procédures que je mobilise lors de mes lectures de thèse, j’obtiens le « workflow » (ou flux de travail) suivant : au moyen d’Internet, la lecture à distance rendant de précieux services, il faut aussi pouvoir organiser ses téléchargements d’articles au format PDF. Pour cela, j’utilise (1) une application dont je parle ici même, Together 3, et je me sers (2) du lecteur de PDF Aperçu. Ne pouvant me résoudre à lire sans prendre de notes ou en prenant des notes manuscrites, j’utilise (3) Tinderbox, une application dédiée spécifiquement à la  prise de notes. Mais ces notes doivent prendre place dans le corps de ma thèse. J’utilise donc une application (4) qui facilite l’organisation linéaire des notes : Scrivener. Puis, j’exporte le corps de ma thèse dans un éditeur de texte Latex, TeXShop (5). À ce moment, il me faut imprimer ce que j’ai écrit (6) pour en faire la correction manuscrite (7). J’utilise alors à nouveau Scrivener (8) pour ajouter les corrections numériques correspondantes. Enfin, je précise dans Scrivener (9) les références des livres auxquelles je me rapporte et je les enregistre simultanément (10) dans Endnote et dans un fichier Texshop. C’est tout ?

FT

Une autre question pourrait être : peut-on faire (plus) simple ? Ou bien : y a-t-il des étapes dont on pourrait se dispenser ? En travaillant directement depuis un fichier Word et en ne prenant aucune note de lecture, oui. En utilisant le « finder » de l’ordinateur sans recourir à des applications de gestion de données, oui. En renonçant à utiliser un gestionnaire bibliographique, oui. Il est possible de se simplifier la tâche. Mais cette simplification a un coût : sans éditeur de texte comme Scrivener, comment organiser le corps de son document par fragments ? Sans prise de notes d’aucune sorte, que devient la mémoire des lectures ? Sans gestionnaire de bibliographie, à quelle utilisation ultérieure les références serviront-elles ? En consultant des bibliographies de thèses effectuées dans les années 70, on peut prendre la mesure de l’intérêt de cet investissement dans le numérique : tapées à la machine à écrire, ces bibliographies sont inutilisables en l’état. Cela signifie que leurs auteurs auront ultérieurement entré (ou non) manuellement des centaines de références. Sans même parler des innombrables cahiers dans lesquels auront été prises leurs notes de lecture.

Vous trouverez dans la section dédiée à des tutoriels animés quelques illustrations de l’utilisation que l’on peut faire des différentes applications dont je parle ci-dessus.