Are you a texmaker ?

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Comme je l’ai déjà indiqué ici et , je rédige ma thèse au moyen d’un éditeur de texte qui encode en Latex. Le Latex est un langage composé de balises qui se présentent sous une forme assez semblable à la forme ci-dessous et que l’on insère dans son fichier texte à l’endroit désiré afin d’en obtenir la forme souhaitée. Sur cette capture d’écran, par exemple, il s’agit d’une liste d’ « items » numérotée de 1 à 3.

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Contrairement à un traitement de texte où l’on peut voir sur son écran ce que l’on tape sur son clavier, un éditeur de texte Latex requiert au préalable une compilation du code enregistré dans la machine. Je ne peux donc voir la mise en page de mon document qu’après en avoir compilé le code au moyen d’un script automatisé. L’avantage de Latex par rapport à un traitement de texte classique réside dans l’automatisation de ses fonctions de mise en page : une fois le code entré dans la machine, celle-ci se charge de mettre en page le document aux normes voulues. Sous Word ou sous OpenOffice, il revient aux feuilles de styles d’exercer cette fonction. Je préfère pour ma part « mettre les mains dans le cambouis » ou « plonger la tête sous le capot » afin de m’assurer pas à pas que ce que je mets en page correspond bien à mon projet. Certains « packages » facilitent heureusement ce travail en compilant un ensemble de balises. J’utilise ainsi un modèle de mise en page intitulé « classicthesis » qui a été conçu par André Miede et que j’ai « customisé » afin de l’adapter aux normes de ma discipline, les sciences de l’éducation.

Jusqu’à présent, j’utilisais un éditeur Latex libre, TeXShop, et je m’en contentais, tant il est vrai qu’il s’acquitte à merveille de ses fonctions vitales : compiler un document afin d’en obtenir un PDF lisible ou une bibliographie. C’est avec lui que j’ai appris le Latex il y a plusieurs années et je dois dire qu’il ne m’a pas été facile de m’en séparer pour en adopter un autre.

L'interface de TeXShop

L’interface de TeXShop

Si l’interface graphique de TeXShop est en effet assez confortable, certaines fonctions indispensables ne sont pas aisément accessibles. Ainsi, TeXShop ne propose pas de fonction « outline » (ou « plan ») comme peut le faire Scrivener. Cela signifie que l’accès aux parties et aux sous-parties d’un document texte se fait au moyen d’un menu déroulant peu pratique. De même, la compilation du pdf se fait en deux temps. Avant de voir le document final, il faut donc passer de la fenêtre de son éditeur à celle du pdf, ce qui est peu commode.

J’ai donc cherché à savoir s’il n’existait pas d’autres éditeurs de textes plus confortables à l’usage que TeXShop. Celui que j’ai retenu s’appelle Texmaker. Comme TeXShop, il s’agit d’un éditeur de texte libre. À la différence de TeXShop, il propose en revanche des fonctions d’édition avancées. Il est d’autre part « cross-platform » : il peut être utilisé indifféremment sur un ordinateur Windows, Mac ou Linux.

Son interface graphique ressemble un peu à un triptyque : elle se compose en effet de trois panneaux, la structure (ou plan), à gauche, l’éditeur, au centre, le pdf, à droite.

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L’interface de Texmaker. Un clic pour agrandir l’image.

Elle propose par ailleurs des fonctions d’édition accessibles « on the fly » (à la volée) : l’organisation du document (part, chapter, section, subsection, etc.) :

chap

… les commandes bibliographiques (cite et footnote, par exemple) :

ref… ainsi que les labels de chaque référence bibliographique enregistrée au format .bib :

cite

Par comparaison avec TeXShop, Texmaker facilite donc l’exécution de commandes répétitives et complexes : là où avec TeXShop, il me fallait écrire la référence à un auteur, par exemple, Texmaker se charge de me proposer un menu déroulant de labels, comme sur l’image ci-dessus. Ça n’a l’air de rien, mais cette fonction est assez comparable à ce que propose Endnote, un logiciel bibliographique, quand on l’utilise en combinaison avec Word.

J’utilise Texmaker depuis un peu plus d’un mois maintenant. Je ne me suis donc pas encore familiarisé avec l’ensemble des ressources qu’il propose, loin s’en faut. Son interface est sans doute moins « mac-friendly » que ne l’est celle de TeXShop. J’aurais toutefois bien du mal à m’en passer. Texmaker est léger, rapide et efficace, même lorsque la compilation du document laisse apparaître des erreurs d’encodage. Dans sa version Mac, Texmaker est disponible au téléchargement ici même.

Taking notes ?

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J’ai monté il y a quelques semaines une petite vidéo de six minutes intitulée « Taking notes with Tinderbox » (Prendre des notes avec Tinderbox) et je l’ai sous-titrée en anglais de manière à ce que les utilisateurs de l’application dont je parle dans ce mini-film puissent y avoir quelques repères. Je note au passage qu’en dépit de lectures et de re-lectures, je n’ai pu éviter certaines approximations (pourquoi diable avoir mis un tiret à bookcase entre book et case ?). Je n’ose imaginer celles qui m’ont échappé.

Cette vidéo n’est pas à proprement parler un tutoriel. Le tutoriel décrit et explique pas à pas le fonctionnement d’une application informatique. Vous trouverez ainsi quelques tutoriels en images animées, mais muettes, dans cette section du site. Ce mini-film expose plutôt quelques-unes des raisons qui m’ont amené à choisir cette application comme outil de prise de notes parmi de nombreuses autres.
En réalisant cette vidéo, un souvenir m’est revenu. L’année de mon DEA, j’avais suivi des cours de méthodologie de la recherche à la Sorbonne. Deux au total, 2 fois 2 heures, ce qui était bien peu au regard de la difficulté de rédiger un mémoire de 100 pages dans des délais aussi courts : octobre-juin. J’ai gardé de ces séances le souvenir de la séquence suivante : l’enseignant qui parlait et qui évoquait son travail d’écriture universitaire nous avait expliqué qu’il prenait des notes de lectures sur des fiches bristol classées par auteurs et par ordre alphabétique et que, régulièrement, en relisant ces notes, il découvrait parmi celles-ci de nombreux matériaux à exploiter. À titre d’exemple, il nous avait ainsi confié qu’il avait accumulé de nombreuses fiches sur le thème du suicide et qu’il envisageait d’écrire un livre sur cette question. Cet élément de méthode avait retenu mon attention : j’avais bien compris l’intérêt qu’il pouvait y avoir à disposer d’un système de classement organisé. Je comprenais mal, en revanche, que l’on pût écrire sur un sujet parce que le nombre de matériaux accumulés le permettait.
Mais l’idée est restée : quelque soit la manière dont on s’y prend pour prendre des notes, avec ou sans l’appui d’une application informatique, les notes de lectures, dans le cadre d’une recherche, sont vraiment indispensables. C’est ce que s’efforce de montrer cette vidéo.

Outre-Atlantique ?

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Dans son édition du dimanche 13 juillet dernier, le journal américain en ligne The Atlantic publiait un petit article sur les applications informatiques que j’utilise dans le cadre de ma thèse. Vous trouverez cet article à l’adresse suivante. Journaliste à The Atlantic et rédacteur de l’article, James Fallows, qui contribue régulièrement au forum des utilisateurs de l’application Tinderbox, attirait en effet l’attention sur les applications qui peuvent constituer un « workflow » (ou flux de travail) lorsqu’on travaille essentiellement dans un environnement numérique constitué de logiciels destinés à l’écriture.

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Quand on utilise plusieurs applications informatiques dont chacune contribue à la réalisation d’une production finale (un article, un livre, un mémoire, une thèse), il peut être en effet utile de savoir quelles sont ces applications et de quelle manière elles se combinent les unes aux autres. Par exemple, pour ma thèse, j’utilise principalement trois applications : Tinderbox (notes et notes de lectures), Scrivener (rédaction de la thèse) et Texshop (édition et impression). Je bascule donc assez souvent d’un logiciel à l’autre, notamment lorsque j’intègre des notes de lectures prises avec Tinderbox (une idée, un raisonnement, une référence, etc.) dans le plan de ma thèse et que j’élabore ensuite celui-ci avec Scrivener. Vous trouverez dans la section suivante un ensemble de tutoriels en images animées consacrés à ces outils.

C’est noté ?

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Les deux applications que j’utilise le plus dans le cadre de ma thèse sont Tinderbox et Scrivener. Je vous explique pourquoi. L’utilisation que je fais de Tinderbox est assez simple : je prends des notes (idées, raisonnements, réflexions, etc.) et des notes de lectures (citations à commenter, références de références, idées à retrouver ultérieurement, concepts, définitions, etc.). Je dispose donc de deux fichiers dans lesquels je dépose, çà et là, ce que je peux trouver de pertinent pour mon travail de thèse. Quant à Scrivener, je m’en sers pour organiser les données que je collecte au moyen de Tinderbox. J’ai créé pour cela un fichier dans lequel j’insère ces différentes données dans un plan provisoire. Ce plan est constitué de sections, de sous-sections et de sous-sous-sections auxquelles j’attribue des titres également provisoires et dans lesquelles j’insère les notes rassemblées avec Tinderbox. Une idée de ce processus sur le schéma ci-dessous.

 

tbx-scrivener

 

L’intérêt de travailler avec Scrivener réside dans sa flexibilité. Contrairement à la plupart des logiciels de traitement de texte classiques, Scrivener permet en effet de modifier à la volée chaque section du plan en substituant des parties les unes aux autres. J’ai déjà donné une idée de ce processus en images animées à travers la petite vidéo suivante. L’organisation de ce plan temporaire étant (provisoirement) arrêtée, j’imprime l’ensemble de ce plan et je procède alors aux corrections manuscrites qui s’imposent (feutre rouge de rigueur). Puis, j’effectue les corrections numériques apportées à cette première esquisse de plan qui, dans l’entre-deux, a encore été modifiée. En résumé, le principe qui préside à ce processus est donc le suivant : je ne me contente pas d’archiver mes notes de lectures. J’en classe certaines aussitôt dans un plan dont la structure émerge pas à pas, à la faveur de ce travail d’accumulation des notes. 

 

 

C’est fléché ?

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Si j’établis une liste des applications et des procédures que je mobilise lors de mes lectures de thèse, j’obtiens le « workflow » (ou flux de travail) suivant : au moyen d’Internet, la lecture à distance rendant de précieux services, il faut aussi pouvoir organiser ses téléchargements d’articles au format PDF. Pour cela, j’utilise (1) une application dont je parle ici même, Together 3, et je me sers (2) du lecteur de PDF Aperçu. Ne pouvant me résoudre à lire sans prendre de notes ou en prenant des notes manuscrites, j’utilise (3) Tinderbox, une application dédiée spécifiquement à la  prise de notes. Mais ces notes doivent prendre place dans le corps de ma thèse. J’utilise donc une application (4) qui facilite l’organisation linéaire des notes : Scrivener. Puis, j’exporte le corps de ma thèse dans un éditeur de texte Latex, TeXShop (5). À ce moment, il me faut imprimer ce que j’ai écrit (6) pour en faire la correction manuscrite (7). J’utilise alors à nouveau Scrivener (8) pour ajouter les corrections numériques correspondantes. Enfin, je précise dans Scrivener (9) les références des livres auxquelles je me rapporte et je les enregistre simultanément (10) dans Endnote et dans un fichier Texshop. C’est tout ?

FT

Une autre question pourrait être : peut-on faire (plus) simple ? Ou bien : y a-t-il des étapes dont on pourrait se dispenser ? En travaillant directement depuis un fichier Word et en ne prenant aucune note de lecture, oui. En utilisant le « finder » de l’ordinateur sans recourir à des applications de gestion de données, oui. En renonçant à utiliser un gestionnaire bibliographique, oui. Il est possible de se simplifier la tâche. Mais cette simplification a un coût : sans éditeur de texte comme Scrivener, comment organiser le corps de son document par fragments ? Sans prise de notes d’aucune sorte, que devient la mémoire des lectures ? Sans gestionnaire de bibliographie, à quelle utilisation ultérieure les références serviront-elles ? En consultant des bibliographies de thèses effectuées dans les années 70, on peut prendre la mesure de l’intérêt de cet investissement dans le numérique : tapées à la machine à écrire, ces bibliographies sont inutilisables en l’état. Cela signifie que leurs auteurs auront ultérieurement entré (ou non) manuellement des centaines de références. Sans même parler des innombrables cahiers dans lesquels auront été prises leurs notes de lecture.

Vous trouverez dans la section dédiée à des tutoriels animés quelques illustrations de l’utilisation que l’on peut faire des différentes applications dont je parle ci-dessus.

Taggé ?

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En images animées, une courte illustration de la manière dont Tinderbox 6 gère les métadonnées et, en particulier, les « tags », c’est-à-dire les mots-clés qui facilitent le travail de recherche dans des notes ou des notes de lectures. Sur la droite de l’interface, un menu déroulant de mots-clés apparaît. Sur la gauche, le même menu, mais associé à des notes auxquelles correspondent des mots-clés enregistrés au fil de mes lectures. Tout cela peut paraître très technique. Je vais donc prendre l’exemple suivant : imaginons que je cherche une note en rapport avec la notion d’imagination. Je ne me souviens pas précisément de l’ouvrage dans lequel j’ai rencontré cette notion. J’ai oublié le nom de son auteur. Je sais seulement qu’il était question d’imagination. Comment retrouver cette note parmi plusieurs centaines de notes ? Deux possibilités s’offrent à moi : sur simple requête au clavier (cmd + F), Tinderbox peut afficher l’ensemble des notes dans lesquelles apparaît cette notion. Mais je peux également consulter le menu déroulant de mots-clés en cherchant tout simplement à la lettre « i ». Dans tous les cas, cette nouvelle version de Tinderbox simplifie considérablement le travail de prise de notes et de recherche.

Together ?

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Together est une application informatique dont la fonction principale consiste à stocker et à organiser des données de toutes sortes, principalement des documents à archiver : pages web, articles en PDF, thèses, courriers électroniques, etc. Gratuite et populaire, Evernote remplit exactement les mêmes fonctions, version mobile en plus. J’ai longtemps hésité à acquérir Together : à vouloir exiger tout d’une seule application, on finit par ne plus voir même ses points forts. Puis, n’ayant pas été entièrement convaincu par un programme similaire qui possède néanmoins d’autres atouts, DevonThink Pro, j’ai pris le temps de la tester à nouveau sur une plus longue période.

Together

En dépit de quelques inconvénients mineurs (télécharger un script afin de pouvoir automatiser les téléchargements depuis mon navigateur), Together remplit magistralement ses fonctions, qu’il s’agisse de télécharger à la volée une page web ou d’assigner des étiquettes aux documents archivés. Même si je me sers de Tinderbox pour prendre des notes de toutes sortes, Together peut aussi remplir cette fonction, en proposant une touche d’entrée rapide qui facilite la prise de notes « on the fly » (à la volée). De tous les gestionnaires de documents, Together est de loin celui qui s’acquitte le mieux de cette tâche. C’est une belle réussite.

Nouvelle navigation ?

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Tinderbox est une application de de prise de notes que j’utilise au quotidien. J’en parle régulièrement ici tant son usage a modifié mes habitudes de travail. Il y a peu, Mark Bernstein qui a conçu cette application, a modifié de fond en comble l’interface graphique de Tinderbox. Avant Tinderbox 6, l’application proposait plusieurs vues du même document, c’est-à-dire plusieurs environnements numériques de travail. Par exemple, il était possible de visualiser un texte simultanément sous la forme d’une « map » ou d’un plan linéaire.

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Avec Tinderbox 6, cette possibilité existe toujours. Mais l’interface centralise désormais le cœur de ses informations sur une seule fenêtre et propose une navigation par onglets en lieu et place d’une multitude de fenêtres.

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Ci-dessus, une capture d’écran sur laquelle apparaît l’interface d’un dossier que je consacre à mes notes de lectures. À gauche, mes notes sont ordonnées linéairement, par titre, au fur et à mesure de ma lecture. À droite, le texte de chaque note : commentaires, pagination, impressions, etc. Enfin, en haut à droite, une liste de métadonnées qui facilitent la recherche par mots-clés.

Magique ?

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Tinderbox est une application dont je me sers principalement pour prendre des notes de lectures. J’en ai parlé à de nombreuses reprises dans la section de ce blog dédiée aux outils pour écrire. Dans le cadre d’une thèse, la prise de notes de toutes sortes (idées, associations, lectures, etc.) devient vite un casse-tête quand les notes s’accumulent de tous côtés, dans des cahiers ou sur des feuilles volantes et que leur tri prend finalement plus de temps que leur réécriture. L’enregistrement numérique de ces notes présente donc un avantage évident, celui de pouvoir retrouver une note, une idée, un lien sans avoir à parcourir des cahiers ou des fiches. Or, Tinderbox s’acquitte à merveille de cette tâche. Dans sa nouvelle version, la sixième, Tinderbox voit son interface entièrement redessinée. Ce qu’il faisait jusqu’à présent, il le fait tout autant, mais mieux : plus rapidement, plus joliment. Une idée de cette magie en images animées : dans ce fichier dédié à des notes de lectures, je lance une requête au moyen de la commande cmd + F et tape un mot dans la fenêtre de dialogue, le mot « expérience ». En un quart de seconde, l’application affiche l’ensemble des notes dont l’étiquette (« tag » en anglais) comporte le mot « expérience ». Magique ?

C’est dans la boîte ?

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J’ai déjà indiqué à plusieurs reprises quel usage je fais de certaines applications Mac qui me sont devenues indispensables dans mon flux de travail. J’utilise depuis peu une application que je connaissais, mais que je n’avais pas encore testée suffisamment longtemps pour prendre toute la mesure de ses possibilités. Devonthink pro est un logiciel dont la fonction principale consiste à stocker toutes sortes de données (textes, images, emails, ressources web, etc.) pour les classer ensuite dans des dossiers et dans des sous-dossiers auxquels il est possible d’affecter des « tags », des étiquettes qui facilitent la recherche de données (voir la capture d’écran ci-dessous).

 

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Ce logiciel applique en effet une règle bien connue des GTDistes (comprenez : celles et ceux qui pratiquent la méthode GTD ou « getting things done » élaborée par l’américain David Allen) : cette règle consiste à déposer des idées ou des listes de tâches « en vrac », quelque part dans ce que l’on appelle habituellement une « boîte de réception » (ou « inbox ») au moment même où l’on est occupé ailleurs, à une autre tâche (lire, par exemple). Cette boîte de réception peut être physique (un classeur, par exemple). Dans le cas que j’invoque, il s’agit évidemment d’une boîte de réception numérique. Par rapport au support physique, la réception numérique présente de nombreux avantages. Mais ce qui retient le plus mon attention dans cette application, c’est l’usage que l’on peut faire de sa fonction d’entrée rapide. DevonThink pro me permet en effet de « capturer » rapidement une idée ou des données « à la volée » sans avoir à les classer d’emblée dans des dossiers. Tinderbox présente des fonctions de recherche assez similaires à celles de Devonthink, mais ne dispose pas d’entrée rapide. C’est la raison pour laquelle je l’utilise non pour collecter des données « on the fly » (« à la volée »), mais pour élaborer des données que je recueille avec Devonthink. (…) Toutes ces considérations sont très techniques. Elles peuvent produire l’impression qu’il ne s’agit là que de trucs de « geeks ». En réalité, dans un flux de travail où ce sont plusieurs applications qui contribuent, chacune à sa manière, à organiser de l’information, cette solution logicielle est précieuse. Je la comparerais volontiers à la clef de voûte que l’on ajuste sur un édifice. Ci-contre, en une carte heuristique, une idée de ce flux de travail.

 

Flux de travail